Après un début de saison déjà excellent (vainqueur du Tour du Qatar, 5ème du Het Nieuwsblad), Niki Terpstra a renforcé un peu plus aujourd’hui son statut de « joker de luxe » chez OPQS avec sa victoire en solitaire (et en patron !) sur A Travers les Flandres. Le Néerlandais s’est imposé au bout d’un raid de presque trente bornes, après être sorti seul dans la partie finale du Paterberg. Suffisant pour avoir les coudées franches lors des prochaines courses dans le Nord ? Pas sûr que son patron Patrick Lefévère ni son leader Tom Boonen (discret aujourd’hui) ne l’entendent de cette oreille, mais allez savoir… Il ferait en tout cas un très beau vainqueur sur le Ronde ou à Roubaix ; à suivre !

Le scénario de la course était estampillé « classiques flandriennes » aujourd’hui. Nous avons d’abord eu droit aux courageux qui  tentent d’anticiper la bagarre finale ; parmi eux se trouvaient notamment Vanbilsen et Van Asbroeck, les deux jeunes Belges de Topsport Vlaanderen déjà très en vue depuis le début de la saison. Ce petit groupe dans lequel on retrouvait aussi des coureurs comme Bagdonas, Saramontins ou Zingle  sera repris dans le Paterberg par un peloton secoué par de nombreuses accélérations depuis le Vieux Quaremont : ce sont tour à tour  Gaudin, Keukeleire, Van Keirsbulck ou encore Stannard qui auront tenté de faire exploser leurs adversaires, sans succès, jusqu’à ce que Terpstra décide de s’y mettre à son tour, avec le succès que l’on sait…

Derrière lui, après un temps mort ou personne n’était visiblement décidé à mener une véritable poursuite, c’est finalement le champion de Belgique Stijn  Devolder qui se décide à passer à l’offensive, suivi de près par N.Sorensen, Steegmans et… Valverde (oui oui, Alejandro, le grimpeur-puncheur ibérique !), venu dans les Flandres se préparer à affronter les pavés qui martyriseront les fragiles grimpeurs sur le prochain Tour de France.  Ce quatuor, dans lequel Steegmans (en équipier fidèle à Terpstra) ne passera évidemment aucun relais, ne reverra jamais le rouleur néerlandais, déjà vainqueur  sur ces mêmes routes en 2012. Le peloton reviendra même sur eux dans les deniers kilomètres, sous l’impulsion des Garmin-Sharp de Farrar, visiblement motivé à l’idée de jouer sa carte dans le final. Mais l’Américain devra se contenter de la deuxième place, après avoir réglé le sprint du peloton devant Bozic, Drucker et Chavanel, que l’on a aperçu à l’avant dans le Paterberg sans qu’il puisse suivre Terpstra.

Prochain rendez-vous pour les « Flahutes » vendredi avec le GP E3 : c’est parti pour quinze jours de monts balayés par le vent, de cruels pavés
et d’envolées héroïques !