Les quatre premières étapes viennent de se terminer. Après quatre jours de course, nous avons le droit à un véritable spectacle, grâce notamment à des favoris qui font la course, mais aussi à la volonté des organisateurs de chercher une course de mouvement avec de nombreux rebondissements, mais aussi une volonté de permettre au maximum de coureurs de penser au maillot jaune.

Les chiffres du jour

4

Quatre, comme le nombre de journées de course. Vous me direz aussi que c’est le nombre de favoris pour la victoire finale. Mais quatre, c’est le nombre de maillots jaune depuis le début de ce Tour. Rohan Dennis, Fabian Cancellara, Christopher Froome et Tony Martin ce mardi. Il y a bien longtemps que le Tour n’avait pas connu autant de changements de leader. En 2004 et 2013, il y avait eu trois maillots jaune en quatre jours, cette fois, c’est quatre en autant de journées. Après quatre étapes, il y a eu plus de maillots jaune que sur l’ensemble du Tour 2014. Cela, on le doit aux organisateurs qui ont mis sur pied un parcours qui favorise ces changements ainsi qu’une course où les favoris sont obligés de passer à l’action, et plus seulement d’attendre la haute montagne pour s’expliquer. Cela explique aujourd’hui que certains coureurs ont déjà aujourd’hui perdu toutes leurs illusions pour le classement général final.

6 minutes et 30 secondes

C’est le retard au classement général de Thibaut Pinot sur le maillot jaune Tony Martin. Le troisième et meilleur jeune du dernier Tour de France a encore perdu du temps sur cette quatrième étape, 3 minutes et 23 secondes exactement. Décidément, la FDJ joue de malchance sur ce Tour de France, puisque son leader a perdu ses espoirs pour gagner cette Grande Boucle, la faute ce mardi à des pépins mécaniques. Après avoir perdu William Bonnet sur la chute de la veille, les hommes de Marc Madiot peuvent être frustrés après ces quatre premiers jours de course. De meilleurs jours peuvent être à venir pour la FDJ, avec un terrain qui va maintenant réjouir Arnaud Démare, le sprinter de l’équipe.

Ils moulinent

Tony Martin, un sourire enfin !

Il a joué de malchance lui aussi jusque là avec les bonifications, dimanche puis lundi, cette fois, il gagne l’étape en attaquant à trois kilomètres, et prend le maillot jaune pour la première fois de sa carrière. Il avait toujours échoué de peu, notamment lors des différents prologues face à Fabian Cancellara. Cette année, son équipe Etixx-Quick Step a fait un énorme travail pour lui offrir cette belle tunique depuis dimanche, et cela n’avait pas réussi jusqu’à présent. C’est désormais chose faite, et la joie de l’équipe fait plaisir à voir. Une équipe soudée, avec un Mark Cavendish qui laisse l’Allemand prendre sa chance afin de devenir le nouveau leader de ce Tour de France.

Warren Barguil, épatant !

On connaissait le jeune coureur puisqu’il avait remporté deux étapes sur le Tour d’Espagne en 2013, ainsi que le Tour de l’Avenir en 2012. Aujourd’hui il est épatant, tant il est sur le devant de la scène en ce début de course. Présent dans le premier groupe dimanche après les bordures, et avec les leaders sur les pavés, Barguil joue les premiers rôles pour le moment, en attendant la montagne, ce qui peut laisser présager de bonnes choses pour la suite. Ce mardi, Barguil a même été exemplaire dans l’attitude, lui qui a roulé pour le sprinter de l’équipe, John Degenkolb. Warren Barguil est un coureur qui restera à suivre pendant cette Grande Boucle.

Il déraille

Pierre Rolland perd encore du terrain

Thibaut Pinot a perdu du temps aujourd’hui encore une fois, il était accompagné dans sa galère par Pierre Rolland. Le coureur d’Europcar peut lui aussi faire une croix sur le général, il est à 10 minutes et 14 secondes de Tony Martin. Désormais, il faudra se focaliser sur de nouveaux objectifs. Très loin dimanche après les bordures, encore mal placé après les pavés, le double vainqueur d’étapes sur la Grande Boucle est en délicatesse sur ce Tour. Les hommes en vert devront se concentrer sur les victoires d’étapes, mais aussi pourquoi pas sur un classement annexe comme le meilleur grimpeur pour briller et espérer offrir à Jean-René Bernaudeau un repreneur pour la saison prochaine.