Photo : markcavendish.co.uk

[dropcap style= »3″ text= »A »]ujourd’hui, les coureurs prenaient le départ de la 5ème étape du 100ème tour de France. Une étape de 228 km qui reliait Cagne sur Mer à Marseille, malgré la présence du col de la Gineste dans le final, l’arrivée dans la cité phocéenne semble promise aux sprinters. L’échappée du jour se compose de 7 coureurs, parmi lesquels 2 anciens champions du monde espoir, Sicard et Lotsenko, accompagnés par le champion Nippon Arashiro, le 3ème du Giro 2012 De Gent, de Delaplace et de Reza. L’échappée s’entend bien, et comme aucun des coureurs présents à l’avant n’est vraiment dangereux, elle prend une avance conséquente qui se stabilise aux alentours des 10 min en milieu d’étape.

Après 24 km de course, c’est Anthony Delaplace et Thomas de Gent qui se partagent les points en jeu au sommet de la première difficulté du jour,  la Côte de Châteauneuf-Grasse. Après le passage dans la ville de Draguignan, c’est encore Thomas de Gent qui passe en tête au sommet du col de l’Ange.

Après 100km de course, le sprint intermédiaire de Lorgues se profile, et De Gent semble ne vouloir se tailler la part du Lion dans cette étape, et ne laisse que les miettes à ses compagnons d’échappée, puisqu’encore une fois c’est lui qui fait le plein de points.

Derrière, c’est Greipel qui s’impose devant Kristof, Sagan et Cavendish. Sagan, toujours présent depuis le début du Tour, se poste déjà en grand favori à sa propre succession pour ramener le maillot vert à Paris le 21 juillet prochain.

Dans la 3ème difficulté du jour, à 74 km de l’arrivée, c’est Arashiro qui récolte le seul point en jeu. Le peloton toujours emmené par les australiens de l’Orica Green Edge, respecte son plan de route, l’écart baisse de manière régulière, il est de 7’25’’ à 71km de l’arrivée.

L’échappée du jour semble bien avoir une chance de voir la ligne d’arrivée, à 45km de l’arrivée, l’écart est encore de 6min, mais à l’arrière les équipes de sprinters s’agitent pour revenir. Sachant que les 12 derniers kilomètres de l’étape sont en descente, la jonction avec les échappées semble plus compliquée que prévu. A l’avant, le groupe de 6 devient un groupe de 4, quand Delaplace et Sicard se retrouvent écartés de la course à la victoire à 45km de l’arrivée.

Peter Sagan fait confiance aux autres équipes de sprinters et décide de ne mettre aucun de ses coéquipiers à rouler.

A 30 km de l’arrivée, au sommet de la côte des Bastides, c’est encore De Gent qui passe en tête, il ramasse au passage son 4ème point de la journée.

Le travail des équipes de sprinters en tête de peloton paye, puisqu’à 23km de l’arrivée, l’écart est descendu  à 2’25’’, tout est encore jouable à l’avant, comme à l’arrière.

Au pied de la Gineste, l’écart est de 2’16’’, Kevin Reza attaque d’emblée, mais tout le monde arrive à s’accrocher à la roue du coureur d’Europcar.  Le juge de paix du GP d’ouverture la Marseillaise, fait des dégâts dans le peloton maillot jaune, et les coéquipiers de Peter Sagan, ainsi que l’équipe AG2R font leur apparition aux avants postes. Les deux équipiers d’Europcar semble vouloir se débarrasser du sprinter Kazakh Lutsenko, mais le coureur d’Astana ne se laisse pas surprendre et saute dans toutes les roues.

A 16 km de l’arrivée, un peloton occupant toute la largeur de la route se voit scindé en deux, après une chute survenue dans les 20 premières places du peloton, qui piège le leader d’Europcar Pierre Roland.

Au moment de basculer l’écart entre le groupe de tête et l’échappée n’est plus que de 20‘‘, sous l’impulsion de Tony Martin, Vichot et Fédrigo l’écart a fondu à vitesse grand V dans la Gineste, et les chances des échappées sont plus que limitées, c’est alors que Lutsenko et Reza décident d’attaquer, ils arrivent enfin à se débarrasser de De Gent et Arashiro. Derrière c’est Chavanel qui fait la descente, mais il ne parvient pas à faire le trou, l’écart est stabilisé à 17’’ dans la descente, mais le train de l’OPQS se met en route, une fois arrivé dans Marseille et l’écart diminu. Malgré la volonté et la bonne entente à l’avant, l’échappée se fait revoir dans les 5 derniers kilomètres.

Une fois les échappées reprises, ce sont les équipes de sprinters qui se mettent en place, la mieux organisée étant l’OPQS de Cavendish. Les Vacansoleil, et les Canondale sont également en nombre à l’approche des 3 derniers kilomètres, tandis que Greipel se fait remonté à 1,5km de la ligne.

Sous la flamme rouge, la Lotto et l’OPQS occupent chacun un coté de la route.

Aux 500 mètres, Steegmans lance le sprint pour Cavendish, qui s’impose facilement avec un bon vélo d’avance sur Edvald Boasson Hagen et Peter Sagan. Alors qu’à l’arrière une chute implique bon nombre de coureurs.

 

L’étape :

  1. M.CAVENDISH  (OPQ – GBR)   5h31’51 »
  2. E.BOASSON HAGEN  (SKY – NOR)m.t.
  3. P.SAGAN  (CAN – SLQ)m.t.
  4. A.GREIPEL  (LTB – ALL)m.t.
  5. R.FERRARI  (LAM – ITA)m.t.

Le général :

  1. S.GERRANS  (OGE – AUS)     18h19’15 »
  2. D.IMPEY  (OGE – AFS) m.t.
  3. M.ALBASINI  (OGE – SUI) m.t.
  4. M.KWIATKOWSKI  (OPQ – POL) à 01 »
  5. S.CHAVANEL  (OPQ – FRA) m.t.
  6. E.BOASSON HAGEN  (SKY – NOR) à 03 »
  7. C.FROOME  (SKY – GBR) m.t.
  8. R.PORTE  (SKY – AUS) m.t.
  9. N.ROCHE  (TST – IRL) à 09 »
  10. R.KREUZIGER  (TST – RTC) m.t.