[dropcap size=small]N[/dropcap]ous l’avons appris il y a peu, la nouvelle équipe de Marianne Vos et Katarzyna Niewiadoma s’appellera Fortitude Cycling prenant ainsi la suite de la Rabobank, désireuse de prendre du recul au sein du monde de la « Petite Reine ». Depuis son retour dans le peloton féminin en 2012, la formation sponsorisée par la plus célèbre des banques néerlandaises a laissé une empreinte indélébile dans le cyclisme féminin, au point même d’être en partie responsable de son développement.

2015 : Au commencement était la fin

La saison de cyclo-cross arrivait, et ses Championnats du Monde, à Tabor, sur les terres de Zdenek Stybar sacré à domicile 5 ans plus tôt, allaient confirmer cette impression de passation de pouvoir entre Marianne Vos et Pauline Ferrand-Prévot. Si la Néerlandaise est toujours parmi les meilleures dans la discipline, cette saison s’avère moins prolifique pour elle, en atteste sa seule victoire en Coupe du Monde à Heusden-Zolder, de même quant au Superprestige où elle ne leva les bras qu’à Diegem pour le compte de la 6ème manche. De son côté, bien qu’elle ne l’emporte pas, PFP termine bien sa saison dans les sous-bois, la Française s’invite à la fête en venant s’incruster sur les podiums des Coupes du Monde, elle prend à chaque fois la 3ème place à Heusden-Zolder et Hoogerheide, si bien qu’elle fait partie des femmes à suivre en République Tchèque pour des Mondiaux qui n’auront jamais été aussi ouvert que les années précédentes. Et pourtant, c’est dans un état d’esprit complètement différents que les deux femmes fortes de la Rabo-Liv abordent ces Championnats du Monde. D’un côté, Pauline Ferrand-Prévot dont la saison est à l’image de sa carrière, en progression constante. Et de l’autre Marianne Vos qui, après des années de domination sans partage, est victime d’un terrible retour de bâton, blessée aux ischio-jambiers, la Néerlandaise est tout de même présente au départ mais est dans le doute, son règne n’a jamais été si proche de la fin… Ces Mondiaux vont se résumer à un duel entre Sanne Cant, nouvelle lauréate de la Coupe du Monde et Pauline Ferrand-Prévot, en mission ce jour-là. Mais ni la Belge, ni la Française ne parviennent à se départager, c’est au sprint que le maillot arc-en-ciel se joue et c’est celle qui fut déjà auréolée de ce maillot irisée à Ponferrada qui se montre la plus rapide. Plus explosive que son adversaire, PFP réitère les exploits précédents de Marianne Vos et réalise le doublé en étant championne du monde sur route et en cyclo-cross, un troisième titre mondial en VTT s’ajoutera à sa collection quelques mois plus tard. Détenir en l’espace d’un an trois titres mondiaux dans trois discipline différentes, c’est du jamais vu. La Rabobank possède alors dans ses rangs toutes les championnes du monde de la discipline depuis 2009. Pourtant nul n’aurait imaginer que ce serait leur dernière saison à concourir ensemble, sous ce maillot, dans les sous-bois…

Le renouvellement de l’équipe se fait dans la continuité des exercices précédents, néanmoins, la Rabo-Liv va tout de même voir partir certaines de ses coureuses emblématiques sous de nouveaux horizons. Notamment ses championnes des Pays-Bas : Annemiek van Vleuten, devenue « numéro 4 » dans la hiérarchie de son équipe et Iris Slappendel prennent la direction de Bigla. Les spécialistes du cyclo-cross que sont Sanne van Paassen et Sabrina Stultiens rejoignent quant à elles, respectivement, les rangs de la Boels – Dolmans et de la Liv-Plantur. Du côté des arrivées, l’équipe enregistre les venues de la rouleuse australienne : Shara Gillow en provenance d’Orica AIS, d’Anouska Koster qui a fait ses gammes chez futurumshop.nl-Zannata et de  Jeanne Korevaar qui, initialement devait rejoindre l’équipe en août, verra son contrat avancé en juin. C’est donc autour de son « Big Three » que la Rabo-Liv entamait cette saison 2015, la dernière sous l’influence de la Coupe du Monde…

Cette saison 2015 va être marquée par l’absence de Marianne Vos, peu épargnée par les blessures, la « Cannibale » ne courra que lors du Ronde van Gelderland et du Rabobank 7-Dorpenomloop Aalburg, elle renoncera même à la saison de cyclo-cross. Privée de son emblème, la Rabo-Liv va tout de même se satisfaire de l’émergence d’Anna van der Breggen. Si la Néerlandaise faisait déjà partie des références au sein du peloton, elle était tout de même dans l’ombre du duo : Pauline Ferrand-Prévot – Marianne Vos mais en cette année précédent les Jeux Olympiques de Rio, la native de Zwolle va parfaitement suppléer la saison délicate de la première et l’année sabbatique de la seconde, mieux encore, elle va porter sa formation à bout de bras.

Une fois n’est pas coutume, la première victoire de l’équipe arrive en Australie. Shara Gillow, pour sa première course sous ses nouvelles couleurs récupère son titre national sur le contre la montre, remportant ainsi l’épreuve pour la quatrième fois en cinq ans. Puis, c’est en Belgique pour le compte du toujours très disputé Het Nieuwsblad que le maillot orange va de nouveau lever les bras, par l’intermédiaire d’Anna van der Breggen. La Néerlandaise s’impose devant Ellen van Dijk. Toutefois, si la Rabobank l’a emporté, cette course a montré que la Boels – Dolmans ne se satisferait plus du rang de n°2, puisqu’en plus de la championne du monde du contre la montre 2013, Elizabeth Armitstead et Chantal Blaak viennent respectivement terminer 3ème et 4ème de l’épreuve.
Arrive alors les premières manches de la Coupe du Monde. Lors de l’ouverture, sur le Tour de Drenthe,  Jolien D’Hoore l’emporte au sprint devant Amy Pieters et Ellen van Dijk. La première Rabobank échoue au pied du podium, il s’agit de Lucinda Brand. Puis, sur le Trophée Alfredo Binda, il faut une grande Elizabeth Armitstead pour priver le duo Pauline Ferrand-Prévot – Anna van der Breggen d’un doublé, la Britannique règle les deux leaders de la formation néerlandaise au sprint et retrouve son maillot de leader de la Coupe du Monde. Le Tour des Flandres, lui, verra un numéro signé Elisa Longo Borghini qui s’impose après avoir réalisé un effort d’une trentaine de kilomètre en solitaire. L’Italienne devance Jolien D’Hoore qui, au sprint, régla le groupe des poursuivantes juste devant Anna van der Breggen. Pauline Ferrand-Prévot parvient également à s’immiscer dans le top 10, en complétant le groupe des poursuivantes, à la 7ème place. La championne de Belgique en profita d’ailleurs pour récupérer la tête de la Coupe du Monde.

Il fallait attendre l’Energiewacht Tour qui se déroulait trois jours après le Ronde pour revoir une Rabobank sur la plus haute marche du podium. Anna van der Breggen est sur son terrain de jeu, la future championne Olympique remporte le prologue et la 4ème étape. Entre temps, Lucinda Brand avait également levé les bras sur la 2ème étape b de l’épreuve. Toujours au mois d’avril, van der Breggen poursuivait sur sa lancée à l’occasion d’une Flèche Wallonne au parfum de Rabo-Liv, la Néerlandaise remporte la première victoire de sa carrière en Coupe du Monde devant Annemiek van Vleuten et Megan Guarnier. De plus, Katarzyna Niewiadoma continue d’impressionner en terminant 5ème au sommet du Mur de Huy à seulement 20 ans tandis que Roxanne Knetemann et la tenante de l’épreuve Pauline Ferrand-Prévot parviennent à accrocher le top 10 en prenant la 7ème et la 8ème place. Devenue leader de la Coupe du Monde, van der Breggen ne pourra jamais arborer son maillot en course en raison de l’absence de son équipe sur le Tour de l’Ile Chongming (remporté par Giorgia Bronzini) et sur la Philadelphia Cycling Classic (qui a vu la victoire d’Elizabeth Armitstead), nouvelle venue en Coupe du Monde. Comme d’habitude, le Festival Luxembourgeois du cyclisme féminin Elsy Jacobs va permettre aux protégées de Koos Moerenhout de se régaler. Forte de sa victoire lors du prologue, Anna van der Breggen va conserver son titre acquis l’an dernier. Elle devance de 2 secondes son ex co-équipière Annemiek van Vleuten et sa coéquipière justement Lucinda Brand. L’Euskal Emakumeen Bira sera également une réussite, à défaut d’avoir remporté une étape, la Rabo-Liv s’adjuge le général par l’intermédiaire de Katarzyna Niewiadoma, la Polonaise l’emporte pour 1 seconde devant Ashleigh Moolman. « VDB » est 8ème, Shara Gillow est quant à elle 12ème. Dans le même temps, l’équipe B de la Rabo-Liv s’illustrait comme l’an dernier sur le Frauen Grand Prix Gippingen en Suisse. Anouska Koster l’emporte pour succéder à Katarzyna Niewiadoma, Thalita de Jong prend, quant à elle, la 3ème place.

Les championnats nationaux pointaient alors le bout de leur nez, si Pauline Ferrand-Prévot dû céder sa couronne sur le contre la montre, elle fit, en revanche, une démonstration sur la course en ligne pour conserver son titre. Au Pays-Bas, la routine est la même qu’à l’accoutumée, Anna van der Breggen remporte le titre sur le contre la montre tandis que Lucinda Brand récupère son dû, cédé à Iris Slappendel l’an dernier.
C’est alors qu’arrive le Giro Rosa. Dès le prologue, les Rabo-Liv se place d’entrée de jeu, si Annemiek van Vleuten est la plus rapide à Ljubljana, Lucinda Brand, Roxanne Knetemann et Anna van der Breggen viennent terminer juste derrière celle qui était des leurs l’an dernier. Le lendemain, entre Kamnik et Ljubljana, Lucinda Brand se part de la maglia rosa après avoir à nouveau fini 2ème, Barbara Guarischi s’étant montrée la plus véloce au sprint. La 2ème étape entre Gaiarine et San Fior était là l’occasion pour les prétendantes au général de se déclarer une première bataille en préambule de la guerre qui allait les attendre par la suite. Comme lors du prologue, l’étape sourit à une ancienne de la maison, Megan Guarnier s’impose en petit comité et se pare de rose. Le lendemain, les sprinteuses étaient de retour à la fête, et quand bien même l’adage dit « jamais deux sans trois » il est contredit par son frère ennemi : « la troisième est toujours la bonne » puisque ce jour-là, après avoir fini 2ème à deux reprises, Lucinda Brand trouve enfin la voie et lève les bras pour la première fois sur ce Tour d’Italie. Si les Italiennes sont à l’honneur à Pozzo d’Adda qui a vu la victoire d’Annalisa Cucinotta, c’est un arc-en-ciel qui va rayonner le lendemain à Aprica. Ayant anticipé la bataille entre les favorites, qui finalement n’aura pas lieu, Pauline Ferrand-Prévot remporte sa première victoire de la saison avec le maillot arc-en-ciel (il y avait certes le championnat de France mais cela ne relevait que du domaine national et non international). Ce sera d’ailleurs la seule… Deuxième de l’étape, Megan Guarnier profite des bonifications pour accroître son avance au classement général juste devant Anna van der Breggen. L’Etasunienne ne le sait pas encore mais elle va devenir la perdante magnifique de cette 26ème édition du Giro Rosa. La 6ème étape entre Tresivio et Morbegno va voir la Japonaise  Mayuko Hagiwara résister aux favorites, la pensionnaire de la Wiggle Honda l’emporte avec 24 secondes d’avances sur le peloton des prétendantes au général réglé par : Megan Guarnier… A Loano, pour le compte de la 7ème étape, Lucinda Brand remet le couvert mais cette fois, c’est en solitaire que la championne des Pays-Bas l’emporte. La Néerlandaise relègue à 2 minutes et 40 secondes un groupe réglé par le maillot rose en personne : Megan Guarnier qui signe sa troisième 2ème place consécutive. Nous arrivons alors à l’avant dernière étape de ce Giro, souvenez-vous, c’est à ce moment précis de la course qu’Anna van der Breggen s’était hissée sur le podium de l’épreuve l’an dernier. Cette pénultième étape est d’autant plus décisive qu’il s’agit d’un contre la montre et qu’au niveau du général, rien n’est acquis pour personne puisque les cinq premières se tiennent en 36 secondes. Comme lorsque Sebastian Vettel fut champion du monde de F1 pour la première fois de sa carrière en 2010 alors qu’il était 3ème du classement pilote au départ du dernier grand prix. C’est le troisième larron de l’histoire de ce Giro Rosa qui va réaliser le gros coup de cette édition. 2ème, à 16 secondes du maillot rose au matin de ce contre la montre, Ashleigh Moolman se classe 3ème de l’étape à 1 minute et 16 secondes de la vainqueur. La maillot rose justement, Megan Guarnier continue sur sa lancée avec une quatrième 2ème place consécutive, mais l’Américaine qui concède 1 minute et 3 secondes sur la lauréate de l’étape doit céder sa tunique. Car la plus forte ce jour-là, c’était Anna van der Breggen, la championne des Pays-Bas du contre la montre est dans une journée où rien ne pouvait l’atteindre, la Néerlandaise l’emporte et se pare de la maglia rosa. Sauf syndrome néerlandais, le Giro restera au Pays-Bas dans la maison Rabobank. La dernière étape menant à San Domenico di Varzo verra la résurrection de Mara Abbott qui en profitera pour coiffer sur le poteau aussi bien Garnier que Moolman puisque sa victoire lui permet de grimper sur la 2ème marche du podium. 2ème de l’étape et accusant un retard de 55 secondes sur Abbott, Anna van der Breggen inscrit son nom au palmarès du Giro Rosa et devient la première vainqueur autre que Mara Abbott ou Marianne Vos à l’emporter depuis Claudia Hausler en 2009. S’il n’y a pas eu de triplé par rapport à l’an dernier, ce Giro n’en reste pas moins une réussite car au-delà de la victoire de van der Breggen, Katarzyna Niewiadoma prend date pour l’avenir en terminant 5ème, derrière elle, Pauline Ferrand-Prévot se classe 6ème et Shara Gillow vient compléter le top 10.

Dans la lignée de sa victoire sur le Giro Rosa, Anna van der Breggen va profiter de la médiatisation de la Course by le Tour, et de l’absence de la vainqueur sortante, pour mieux se faire connaître du grand public. Sous une pluie qui a fait de cette course un véritable bain de sang, la Néerlandaise sortie dans les 10 derniers kilomètres va tenir tête au peloton et résister au retour des sprinteuses. La Course n’a que deux ans, et à chaque fois c’est la lauréate du Giro qui en a triomphé… Le 2 août, la Coupe du Monde reprenait ses droits, à Bochum pour le Sparkassen Giro, sur une course qui s’est soldée au sprint, Lucinda Brand dû s’incliner face à  Barbara Guarischi, devenue sa bête noir et qui serait alors la seule non-pensionnaire de la Boels-Dolmans, Rabo-Liv ou Wiggle Honda à triompher d’une manche de cette Coupe du Monde 2015. Après un titre européen acquit par l’intermédiaire de Katarzyna Niewiadoma, les coéquipières d’Anna van der Breggen allait réaliser le plus gros coup de leur saison en mettant fin à l’hégémonie de la Velocio-SRAM lors du contre la montre par équipe de l’Open de Vargarda en Suède. Composé d’Anna van der Breggen, Lucinda Brand, Shara Gillow, Thalita de Jong, Roxanne Knetemann, Katarzyna Niewiadoma, Anouska koster et Monniek Tenniglo, le train Rabobank écoeure les triples championnes du monde de la discipline de 26 secondes. Deux jours plus tard, le duo Brand – van der Breggen allait devoir se contenter des places d’honneurs lors de la course en ligne, terminant 4ème et 5ème de l’épreuve dominée de main de maître par les Wiggle Honda qui réalisa le doublé grâce à Jolien D’Hoore et Giorgia Bronzini. Il ne reste alors plus qu’une manche à disputer dans cette Coupe du Monde et trois coureuses sont encore en lice pour l’emporter : Jolien D’Hoore, qui finalement renoncera à l’épreuve bretonne pour préparer les Championnats du Monde de Richmond, Anna van der Breggen et Elizabeth Armitstead.  Comme lors de l’avant dernière étape du Giro, c’est le troisième larron de l’histoire qui va tirer son épingle du jeu, Elizabeth Armitstead l’emporte et fait coup double en remportant par la même occasion sa seconde Coupe du Monde. Comme l’an dernier, Pauline Ferrand-Prévot est présente sur la troisième marche du podium.

Les deux dernières victoires de l’équipe interviendront en préambule des Mondiaux. Thalita de Jong l’emporte au Cauberg pour la dernière étape du Boels Rental Ladies Tour. Par ailleurs, on retrouve Lucinda Brand à la 2ème place de l’épreuve tandis que Roxanne Knetemann se classe 8ème quant à elle. Sur le Tour de Belgique, Anna van der Breggen s’adjuge la dernière étape, elle se classe 3ème de l’épreuve. Présente avec elle, Katarzyna Niewiadoma parvient à terminer 5ème du général. Il était temps de retrouver Richmond et le moins que l’on puisse dire, c’est que le syndrome néerlandais refit surface. A commencer par le contre par équipe, favorite logique de l’épreuve suite à sa victoire à Vargarda, la Rabobank dû faire face au sursaut d’orgueil de la Velocio-SRAM qui remporte-là son quatrième titre consécutif. Pourtant constituée de la même ossature qu’en Suède, les « Orange » terminent seulement 3ème à près d’une minute des lauréates. Sur le contre la montre, et alors qu’Anna van der Breggen faisait office de femme à battre au vu de sa saison, la Néerlandaise, malgré son gros final doit s’incliner face à une Linda Villumsen enfin récompensée après tant de podium sans pouvoir goûter à arc-en-ciel. Puis, lors de la course en ligne, il y a effectivement eu le duel attendu entre la native de Zwolle et Lizzie Armitstead, mais plus explosive, la Britannique l’emporte et met fin à la belle histoire entre les Rabobank et le maillot arc-en-ciel. Comme l’an dernier, les « Oranje » ne ramèneront pas de maillot au pays.

Ces Mondiaux auront été sous le signe de la passation de pouvoir entre la Rabo-Liv et la Boels-Dolmans, car quand bien même, la Rabobank a terminé en tête du classement par équipe de la Coupe du Monde, les grandes victoires ont quant à elle été dans l’escarcelle des consoeurs si ce n’est des rivales de la Boels – Dolmans. Cette fin de règne se confirmera d’ailleurs l’année suivante, pour ce qui sera la dernière saison de la banque néerlandaise au sein de l’élite. Comme un symbole…