C’est sous un climat désertique tant par la température que par les spectateurs venus en nombre qu’Elizabeth Deignan disait adieu ou du moins au revoir à son maillot arc-en-ciel, brillamment acquis à Richmond l’an dernier. Au programme de ces Mondiaux, 134,5 kilomètres sur un parcours plat et, par conséquent, favorable aux sprinteuses.

C’est la Japonaise Eri Yonamine qui est la première à animer la course. La Nipponne, déjà auteure d’une belle prestation à l’occasion du contre la montre va réaliser un numéro en parcourant une quarantaine de kilomètre en solitaire avant de se faire rejoindre par la Suissesse : Nicole Hanselmann. Malheureusement pour le duo, leur avance ne dépassera jamais la minute et il sera repris à 70 kilomètres de l’arrivée.

Par la suite, ce sont les Néerlandaises qui durcissent la course, par l’intermédiaire de Chantal Blaak, Ellen van Dijk, Anna van der Breggen ou encore Marianne Vos. Les Bataves tentent de casser le peloton et leur coup de force fonctionne puisque celui-ci se retrouve morcelé en plusieurs groupes.

A 43 kilomètres de l’arrivée, c’est une grande dame de ces Mondiaux qui s’illustre. Pour cause, c’est la championne du monde du contre la montre : Amber Neben qui part en solitaire. L’Américaine est en quête d’un doublé aussi improbable que fabuleux. Comme lors du contre la montre, l’Etasunienne réalise un numéro et parvient à prendre 50 secondes d’avances sur le peloton. Néanmoins, cette avance va fondre comme la neige sous le soleil qataris et c’est à 15 kilomètres du but que Neben se fait reprendre par un peloton lancé à toute allure.

Dani King et Amy Pieters tenteront leur chance à leur tour mais se relèveront aussitôt. Puis, Emma Johansson, suivi de près par Elizabeth Deignan et Marianne Vos accéléreront mais le trio ne parviendra pas à décrocher le peloton de sa roue. Le sprint est alors inévitable.

Parfaitement emmené par son train « galactique », Kirsten Wild, qui a pris pour habitude de briller sur les terres qataris, faisait office de femme à battre. Et pourtant, à 200 mètres de l’arrivée, la Néerlandaise est contrainte de lancer son sprint de loin, de trop loin puisque la Danoise Amalie Dideriksen vient la passer et s’en va remporter, à 20 ans seulement, son premier titre de championne du monde sur route, le troisième sur ces quatre dernières années si on considère ses titres acquis chez les juniors à Firenze et Ponferrada. Par ailleurs, elle devient la première danoise sacrée lors de l’épreuve sur route. Le podium est complété par la Finlandaise Lotta Leipstö.

En 2017, la Boels – Dolmans aura donc dans ses rangs la n°1 mondiale, la championne Olympique et les deux dernières championnes du monde.