Avec l’Amstel Gold Race commence la semaine consacrée aux classiques vallonnées. Même si elle n’est pas à classée dans la catégorie des Ardennaises, au même titre que la Flèche wallonne, ou Liège-Bastogne-Liège, elle figure dans le viseur de Julian Alaphilippe. Le coureur français arrive dans une semaine importante, où il espère briller, et poursuivre sur sa lancée du début de saison.

Les Strade Bianche ? Il avait été injouable. Milan – San Remo ? C’était son jour de gloire, son monument. Le Tour du Pays-Basque ? Encore une fois, il a brillé, avant de tomber. Depuis, il a récupéré. Et il n’a couru qu’une fois. Sur la Flèche brabançonne. Et il a fini deuxième, derrière un Mathieu Van der Poel trop fort. Alors, forcément, il y a de quoi espérer pour l’Amstel. La classique néerlandaise, siffle le coup d’envoi d’une semaine intense, rythmée par trois courses, avec Liège-Bastogne-Liège, en juge de paix de la première partie de saison.

Les Ardennaises, c’est toujours un moment que Julian Alaphilippe affectionne. C’est lors de cette semaine qu’il s’était révélé, en 2015. Il avait terminé à une belle deuxième place, derrière Alejandro Valverde (qui d’autre ?), sur la Flèche wallonne. On prend les mêmes, et on recommence, quatre jours plus tard, sur la Doyenne des classiques. Un an plus tard, en 2016, il prend à nouveau la deuxième place sur la Flèche wallonne, mais il n’avait pas signé de podium à Liège.

En 2015, le Français est battu sur la Flèche wallonne, et, ici, à Liège-Bastogne-Liège, par Alejandro Valverde. (Droits réservés)

2018, le déclic

Entre temps, le Français a pris de belles places sur les podiums d’autres monuments. Troisième à San Remo en 2017, puis deuxième sur le Tour de Lombardie quelques mois plus tard, Alaphilippe se place, mais ne gagne pas. Le déclic, il a lieu l’année dernière. Sur la Flèche wallonne, il triomphe devant Valverde. Il finit quatrième sur la Doyenne, mais jubile puisque son équipier, Bob Jungels l’emporte.

Mais, dans cette campagne d’avril, à chaque fois, il ne monte pas sur la boite. Son meilleur résultat est une sixième place, en 2016. Pourtant, 2019 semble être le bon moment pour franchir un nouveau cap. La gagne, elle ne s’arrête pas, ou presque pour le Français de Deceuninck – Quick-Step, depuis le Tour de France. Sur la Grande Boucle, il avait levé les bras à deux reprises, et conquis le maillot à pois de meilleur grimpeur. Hormis la huitième place aux Mondiaux, à Innsbruck (Autriche), il a répondu présent sur chacune des courses à laquelle il a participé.

Huit victoires en 2019

Depuis le début de la saison, il a brillé à de nombreuses reprises, s’offrant même son premier monument, en gagnant sur la via Roma de San Remo. Il a raflé huit bouquets depuis le début de la saison. En plus de Milan – San Remo, il s’est imposé sur deux étapes du Tour de San Juan, une étape du Tour de Colombie, les Strade Bianche, deux étapes de Tirreno-Adriatico, et une étape du Tour du Pays-Basque. Alors, cette année, peut-être plus que les précédentes, c’est une semaine sainte que pourrait vivre Julian Alaphilippe.

Lors de la Flèche brabançonne, il revenait à la compétition, après avoir chuté au Pays-Basque. Cette gamelle l’avait laissé sur le bitume pendant de longues minutes. Il avait finalement terminé l’étape, avant de ne pas prendre le départ le lendemain. Cela avait laissé craindre un forfait pour cette semaine de classiques, mais il sera bien présent. Battu par Van der Poel, grandissime favori pour l’Amstel, sur la Flèche brabançonne, Alaphilippe a de quoi faire de beaux rêves. Avant de claquer un deuxième monument cette saison ? Et pourquoi pas ? En tout cas, sa semaine sainte commencera le jour de Pâques. Un signe, peut-être.

Sur Milan – San Remo, Alaphilippe avait remporté son premier monument. (Droits réservés)