A l’instar de la Course by la Tour, les organisateurs de la Vuelta avait décidé de tenter l’expérience d’une course féminine lors de la dernière étape du Tour d’Espagne. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette édition nous a laissé sur notre faim. Si Shelley Olds a remporté cette première Madrid Challenge by La Vuelta, la course fut-elle une réussite ?

Dans un premier temps, cela aurait pu sembler être un pas en avant dans la reconnaissance du cyclisme féminin tant les organisateurs de la Vuelta ont croisés le fer avec l’UCI pour que cette épreuve apparaisse dans le calendrier. Par ailleurs, la renommée de la Vuelta aurait permis également de le développer grâce à cette « sœur » de la Course by le Tour. Enfin, la retransmission télévisuelle de la Madrid Challenge by la Vuelta est également une avancée quant à l’évolution future du cyclisme chez les dames. Ainsi sur le papier et sur ce qui fut annoncé à la base, la course espagnole fut une bonne initiative, néanmoins, ses points positifs sont l’arbre qui cache la forêt d’une mauvaise élève…

En effet, malgré le bras de fer qui l’opposait à l’UCI, la communication des organisateurs fut tout simplement désastreuse si ce n’est scandaleuse comme l’atteste l’absence d’information depuis son officialisation. De plus, le site internet de l’épreuve fut créé 72 si ce n’est 48 heures avant le jour J, et inutile de dire que la liste des engagées annoncée à la base était fausse mais bon, nous aurions dû nous y attendre venant de la Vuelta. On omettra de signaler que la course ne disposait d’aucun compte sur les réseaux sociaux, ce qui était vraiment pratique pour suivre la course pour ceux ne pouvant pas regarder Eurosport ou Sporza… Outre cette communication laissant à désirer, l’absence de quatre des cinq meilleures équipes du monde est également un point négatif concernant la Madrid Challenge by la Vuelta puisque parmi ce quintet, seule la Wiggle Honda a joué le jeu, les équipes telles que la Rabo-Liv, Orica-AIS, Boels Dolmans ou autre Velocio-SRAM n’étaient pas présentes, pour cause, les mondiaux approchent à grand pas et la Vuelta souffre de sa proximité avec les championnats du monde, d’autant plus que cette année, ils auront lieu à Richmond aux Etats-Unis, cela ne risquait pas de changer la donne…

  Et voilà comment cette prometteuse idée des organisateurs de la Vuelta d’organiser une course dame du même acabit que La Course by le Tour a laissé place à un constat d’échec, une course non pas fantôme mais du moins cela y ressemble beaucoup, une promotion frôlant le néant et c’est ainsi qu’en voulant faire un pas en avant pour le cyclisme féminin, le Tour d’Espagne a préféré faire du sur place. Et le plus drôle dans tout ça, c’est qu’il ne serait pas surprenant de retrouver l’épreuve en World Tour l’an prochain…