Ce fut l’une des révélations françaises de l’an dernier, notamment grâce à une victoire d’étape sur le Tour du Luxembourg acquise au dépend du champion olympique, Greg Van Avermaet ou encore en étant le dernier rescapé de l’échappée matinale de Liège-Bastogne-Liège. Il s’agit d’Anthony Perez. Le toulousain de l’équipe Cofidis à nouveau vainqueur d’étape au Luxembourg cette saison et animateur de la dernière Route d’Occitanie rêve désormais d’une première participation au Tour de France. 

A Cazouls-les-Béziers, terme de la Route d’Occitanie – la Dépêche du Midi, Anthony Perez est resté un long moment au protocole où après avoir revêtu un dernier maillot bleu à pois blanc du meilleur grimpeur, il fit la tournée des médias présent sur place. Il s’agissait d’évoquer sa satisfaction d’avoir conquis ce maillot sur les cols ariégeois voisin de son département d’origine, la Haute-Garonne, de quoi lui donner le sourire: « Ça fait plaisir de briller ici, déclare Perez. L’année dernière déjà j’avais bien marché et disons que je suis à une période de l’année où je marche bien. Je suis arrivé ici avec de bonnes cannes. C’est une course qui me plaît, parce que je suis chez moi et puis parce qu’elle présente un profil montagneux. Cela me permet de bien travailler ce domaine dans lequel j’espère m’améliorer». Auteur d’un joli printemps cette saison avec notamment un top 10 sur le Tour du Yorshire, Perez confime ici de belles dispositions de coureur complet : « Mon domaine de prédilection c’est le sprint et les grands tours. Mais comme je n’arrive pas bien à frotter, je ne peux pas faire les sprints massifs, mais par contre en petit groupe ou en bosse, j’arrive à m’exprimer. Et c’est en passant par des épreuves comme la Route d’Occitanie que je vais gagner ces petits pourcentages qui me manquent dans la montage pour engranger plus de succès. Avec ma pointe de vitesse, si j’arrive à passer un peu mieux la montagne, ça pourra me permettre de jouer plus souvent la gagne sur des sprints en comité restreint ».

Désormais, le regard d’Anthony Perez est tourné vers l’horizon Tour de France © Olivier Perrier/Le Dérailleur

Un travail et des résultats qui pourrait lui permettre de découvrir le Tour de France cette année après la Vuelta l’an dernier : « J’espère découvrir le Tour cette année, l’an dernier sur le Tour d’Espagne j’ai plutôt bien marché. J’ai fini deux fois dans les 10 premiers d’étapes et j’étais pas loin d’y accrocher un podium sur l’une d’elles. Mais tout ça va dépendre de la stratégie de l’équipe, poursuit celui dont l’accent chantant trahit ses origines toulousaines. En attendant, je fais mon métier à 100 %, je pense que je suis très performant, mais c’est à la direction de l’équipe de déterminer si j’ai ma place ou pas. En tout cas, je pense avoir les jambes ». Et en cas de sélection, Anthony Perez possède une idée bien précise de ce qui peut l’attendre : « Si j’y vais, mon rôle sera d’être un baroudeur ou bien de rester dans le peloton pour aider ces cocos-là, dit-il en évoquant les sprinteurs de son équipe. De toutes façons, je suis multi-tâches (sic). Je peux aussi travailler pour aider les grimpeurs, avant de conclure dans un sourire, en fait je m’adapte ! » En cas de sélection sur le prochain Tour de France, Anthony Perez confirmera que l’Occitanie est aussi une terre de champion cycliste, ce que montrèrent par le passé les frères Jalabert, Frédéric Moncassin (toulousain comme lui), Didier Rous, David Moncoutié ou encore plus en amont dans le passé les Jacques Esclassan ou Robert Forest. Et encore, ce n’est qu’ici qu’une sélection non-exhaustive de coureurs venus du pays de la chocolatine ayant accroché un dossard sur la grande boucle qu’Anthony Perez pourrait bien compléter dès le 7 juillet prochain.