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C’est dans le décor typique du Limbourg néerlandais avec ses routes escarpées bordées de vaches et de moutons que nous nous retrouverons ce dimanche lors de la première partie du triptyque ardennais, l’Amstel Gold Race. Après ce que nous avons vu lors de la Flèche brabançonne mercredi, il y a de quoi saliver.

Montagne russe

 Car l’Amstel Gold Race, c’est quelques 33 bosses à escalader sur 251 kilomètres avec en prime 4000 mètres de dénivelé positif. Rien que ça ! Cela monte et descend tout le temps dans cet étroit corridor néerlandais coincé entre la Belgique et l’Allemagne.  Autant dire qu’il faudra être fort pour pouvoir encaisser cette suite d’effort violent.

Le Cauberg, juge de paix ?

 La donne a cependant changé depuis la précédente édition. Les organisateurs ont décidé de déplacer l’arrivée de l’épreuve d’un kilomètre et demi. Pour les moins avertis d’entre nous qui se demanderaient « et alors ? », je vous rétorquerai que cela peut tout changer.

Rappelez-vous en septembre dernier, les championnat du monde se déroulaient à Valkenburg, c’est-à-dire dans la même région que l’Amstel. Et le final avait été modifié par rapport à la classique ardennaise, plus en haut du célèbre Cauberg mais bien à Valkenburg un peu plus loin. Étant le premier à crier à l’infâme ignominie, il est vrai que je me posais des questions. Mais que nenni, le Cauberg avait bien permis à Philippe Gilbert de s’extirper du peloton pour remporter les championnats du monde en solitaire.

Dès lors quid  pour dimanche ? On ne retrouvera certes pas l’arrivée pleine de suspens de l’année passée entre Gasparotto, Gilbert, Vanendert et Sagan (je vous encourage d’ailleurs de revoir le final) mais cette nouvelle donne permettra sans doute à d’autres de l’emporter. La question ne sera plus forcement « qui a le plus de punch » mais qui pourra passer le Cauberg pour jouer la gagne au sprint plus loin ».

En avant-première

 Vu le parcours, trois scenarii semblent se dégager selon mon humble avis:

L’échappée au long cours :

C’est le premier scenario mais c’est sans doute le moins envisageable. Quoi que l’année passée, l’Espagnol Oscar Freire avait pourtant failli l’emporter en anticipant le Cauberg. Il n’avait été repris qu’à la toute fin de la bosse finale par les principaux protagonistes cités plus haut.

Costauds dans le Cauberg:

C’est une des options possible aussi. Un ou quelques puncheurs se dégagent dans la dernière ascension du Cauberg et se disputent la victoire – soit seul ou en petit groupe au sprint à moins qu’un sorte dans le kilomètre et demi de plat. Dans tous les cas, c’est dans le Cauberg que cela se joue et le peloton est incapable de rentrer,  les hommes de tête s’entendant bien.

Costauds mais…

Même idée que précédemment mais dans ce cas, les hommes de tête ne s’entendent pas – ou l’homme seul est rattrapé par le peloton. Dans ce cas ci, ce sont des hommes qui n’avaient pas pu suivre l’accélération dans le Cauberg qui rentrent sur le(s) homme(s) de tête pour se disputer la victoire.

Vous l’aurez compris, le déplacement de la ligne d’arrivée peut changer la donne. Même si les organisateurs ont introduit une quatrième ascension de la bosse finale, cela ne devrait pas changer grand chose étant donné que les premiers passages sont souvent escamotés par les principaux favoris. Un sprinteur qui aurait pu être piégé dans la dernière bosse pourrait revenir en faveur d’un attentisme à l’avant avec l’aide d’équipiers par exemple.

Sagan imbattable?

Bon il ne faut pas le cacher, Peter Sagan semble être le grand favori car son punch et sa pointe de vitesse permettent assurément d’envisager positivement les différents scenarii. Le jeune Slovaque vient pour la gagne et il a montré mercredi en battant Philippe Gilbert son excellente condition. Phillipe Gilbert est quant à lui, nous a rassuré sur sa condition et pourrait être son principal adversaire dimanche. Concernant Gasparotto, le vainqueur de l’année passée, je pense que la nouvelle arrivée ne lui convient pas beaucoup mais sait-on jamais. Pour les autres prétendants, cela semble plus ouvert.

A dimanche pour suivre en notre compagnie la course sur Twitter.