Rouler à vélo en liberté, c’est le rêve de bien des amateurs de deux-roues. Mais parfois la passion du cyclisme peut pousser certains à franchir la ligne rouge. En témoigne cette histoire rocambolesque survenue en banlieue lyonnaise, où un cycliste a tout simplement perdu son vélo après avoir été contrôlé à une vitesse fulgurante pour un engin censé rester dans les limites de la réglementation.

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Un contrôle routier qui tourne mal

Tout s’est joué en plein après-midi, sur une large avenue souvent fréquentée par les sportifs. La brigade motorisée de la gendarmerie surveillait la circulation lorsqu’un cycliste, juché sur un vélo de marque Specialized, attire leur attention. Le radar indique 68 km/h. Les agents n’en croient pas leurs yeux : “On pensait qu’il s’agissait d’un scooter tant la vitesse était inhabituelle pour un simple vélo”, raconte l’un d’eux, encore étonné par la scène.

Le cycliste, loin de se douter de ce qui l’attend, est rapidement interpellé. La raison de cette performance : un vélo à assistance électrique, mais manifestement « optimisé » bien au-delà des limites légales. Le système de bridage d’origine avait été retiré ou contourné, rendant le deux-roues aussi rapide qu’une petite mobylette.

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Quand la technologie se retourne contre le cycliste

“Mon objectif n’a jamais été de nuire ou de mettre en danger quiconque,” se défend le principal intéressé, la mine défaite devant les gendarmes. Mais pour les forces de l’ordre, la situation est limpide : le débridage d’un vélo électrique le classe directement dans la catégorie des cyclomoteurs. Et qui dit cyclomoteur, dit :

  • Obligation d’immatriculation ;
  • Assurance spécifique ;
  • Port du casque homologué ;
  • Interdiction de circuler sur les pistes cyclables.

Des règles que le jeune homme n’a, selon toute vraisemblance, jamais respectées. “C’est de la triche et c’est dangereux”, tranche un membre du peloton en soulevant le vélo à la finition chromée.

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Des conséquences immédiates et salées

Pas de discussion possible pour l’équipe présente sur place. La sanction tombe : le vélo, valeureux compagnon du cycliste, est immobilisé puis embarqué à la fourrière. “J’étais persuadé de n’encourir qu’une simple amende”, s’étonne le propriétaire, “mais là, c’est comme si on m’avait confisqué ma voiture.”

La fourrière, c’est le passage obligé pour tout véhicule ne respectant pas les normes administratives et de sécurité. Récupérer le vélo va s’avérer compliqué, voire impossible, si la procédure judiciaire aboutit à une confiscation définitive. “Il faut que chacun comprenne que les vélos électriques, ce n’est pas le far-west”, appuie un gendarme.

Par ailleurs, la facture risque d’être salée entre les frais d’enlèvement, de garde, et l’éventuelle condamnation pour infraction au code de la route. “La sévérité de la sanction est aussi là pour décourager la tentation du débridage,” rappelle un représentant des forces de l’ordre.

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Un phénomène en pleine expansion

Ce genre de mésaventure n’est pas isolé. Le trafic de kits de débridage ou de modifications logicielles pour booster les performances des vélos électriques connaît une croissance exponentielle. Des forums spécialisés regorgent de conseils et de tutoriels pour transformer un vélo classique en véritable bolide. Les autorités sont de plus en plus sur le qui-vive face à cette tendance qui pose d’importants problèmes de sécurité.

“À 68 km/h, une chute peut être fatale,” insiste un médecin urgentiste spécialisé en traumatologie, qui fait le parallèle avec les accidents de deux-roues motorisés. “Les protections des cyclistes, comme le casque, ne sont tout simplement pas prévues pour de telles vitesses.”

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Un rappel à la loi salutaire

L’épisode lyonnais fait donc office de rappel. Si la sensation de vitesse séduit, mieux vaut rester dans le cadre légal pour éviter de voir son vélo finir à la fourrière. Rouler à toute allure sur un vélo électrifié, c’est flirter avec le danger, mais c’est aussi s’exposer à des mesures strictes, parfois bouleversantes pour les passionnés. Le message des gendarmes est simple : “La route n’est pas un terrain de jeu, même pour les spécialistes des vélos high-tech.”

À l’heure où le vélo électrique s’impose dans nos villes, la prudence reste la meilleure alliée pour profiter longtemps, et en toute légalité, des plaisirs du deux-roues.