Dans une lutte serrée et souvent âprement controversée, qui a été présentée par de nombreux commentateurs comme une bataille entre automobilistes et cyclistes, le candidat très favorable au pédalage, Emmanuel Grégoire, a été élu nouveau maire de Paris.

De manière caractéristique, alors que les résultats sont devenus clairs dimanche soir, Grégoire a sauté directement sur un vélo de location pour faire une balade triomphale dans le centre de Paris avec ses futurs conseillers, envoyant un signal clair qu'il avait l'intention de poursuivre l'approche pro-vélo de son prédécesseur en matière d'urbanisme.

L'homme politique socialiste de 48 ans a remporté la victoire avec 51 à 53 % des voix, battant de manière décisive sa rivale conservatrice Rachida Dati, en redynamisant la gauche traditionnelle et en l'unissant sous une bannière audacieuse et progressiste avec les Verts. Et le vélo est depuis le début au cœur du programme de Grégoire.

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Un compatriote socialiste, Hidalgo a capitalisé sur les investissements des Jeux olympiques de 2024 et a lancé une initiative de 250 millions d’euros (210 millions de livres sterling) pour construire 180 km (112 miles) de pistes cyclables dans la capitale française. Elle a également imposé des limites strictes aux voitures afin de créer des zones à faibles émissions, ce qui a permis à Paris de se classer récemment en tête d'un sondage européen des villes favorables au vélo pour les enfants, battant Amsterdam et Copenhague.

L'adhésion d'Hidalgo aux politiques pro-cyclisme et son refus de rejeter le concept des villes du quart d'heure (quelque chose qui vise à réduire la dépendance aux véhicules motorisés dans les métropoles densément peuplées, mais qui est devenu un point d'éclair furieux pour l'extrême droite, les théoriciens du complot et les politiciens populistes) a polarisé la ville et a conduit à des accusations selon lesquelles elle était déterminée à pénaliser les conducteurs. Sans se laisser décourager par des débats parfois féroces, Grégoire s'est engagé à poursuivre et à étendre ses politiques favorables aux piétons et aux vélos, et ce week-end, plus de la moitié des électeurs de Paris ont dit Oui !

Au cours de sa campagne, Grégoire a promis que Paris serait une « ville refuge » et un « bastion contre la droite et l'extrême droite », cette dernière promouvant des politiques régressives qui auraient fait reculer les progrès réalisés pour faire de la Ville Lumière un délice pour les cyclistes.