Parfois, il suffit de quelques kilomètres pour changer totalement de regard sur une pratique. C’est ce qui est arrivé à Romane, partie explorer la Bourgogne lors d’un week-end de trois jours en vélo électrique. L’an passé, elle avait tenté l’expérience en version musculaire sur la Loire… mais cette fois, la magie de l’assistance a transformé son voyage.

Redécouvrir le plaisir de pédaler

En 2024, Romane s’était lancée sur la Loire à vélo, équipée d’un simple vélo mécanique. Entre chemins boueux, côtes interminables et distances mal calculées, l’expérience avait laissé autant de beaux souvenirs que de moments d’épuisement. « On passait parfois plus de temps à pousser qu’à profiter », raconte-t-elle avec un sourire.

Un an plus tard, direction Dijon et Beaune, mais avec un VAE (vélo à assistance électrique). Et le contraste est saisissant. « Ça a vraiment changé la face de mon voyage », affirme-t-elle. Les côtes qui l’obligeaient autrefois à poser pied à terre ont cette fois été franchies sans effort excessif, permettant de savourer les paysages au lieu de se concentrer sur la douleur des cuisses.

Romane traversant la bourgogne en vélo

Des efforts… mais mieux maîtrisés

Romane fait partie de ces sportifs qui redoutaient de « tricher » avec un vélo électrique. Courir, transpirer, se dépasser font partie de son quotidien. Alors, un vélo avec assistance ? Pas question de perdre l’effort physique. Pourtant, l’expérience lui a prouvé l’inverse : « Même en mode Eco, j’ai senti que mes jambes travaillaient vraiment. On peut doser l’effort, et si on veut se challenger, il suffit de baisser l’assistance. »

Les vélos utilisés, des Bergamont équipés de moteurs Bosch Active Line (40 Nm), n’ont rien des bolides ultra-puissants. Et c’est peut-être mieux ainsi : assez d’aide pour avaler les côtes, mais toujours de quoi solliciter les muscles.

Moteur Bosch avtice line

Des modes d’assistance adaptés aux envies

Loin de s’en remettre au fameux mode Turbo, Romane a alterné entre Tour et Sport, privilégiant le confort dans les faux plats et les longues portions. « En fin de journée, je passais plus facilement en Sport, histoire de finir sur une note agréable », raconte-t-elle.

Elle souligne aussi un point pratique : si le vélo électrique change la donne, il implique de penser à la batterie. « Chaque soir, il fallait la recharger. C’est une petite contrainte, mais logique. » Quant au poids, il peut surprendre : un vélo tombé sur sa jambe lui a laissé un souvenir coloré… un gros bleu.

Groupe de personne en vélo

Plus question de revenir en arrière

Malgré ces petits désagréments, Romane est catégorique : « Je ne retournerai pas vers un vélo mécanique. » L’électrique lui a ouvert de nouvelles perspectives : continuer à faire du sport, mais sans sacrifier le plaisir de la balade. « On peut profiter des paysages, partager de vrais moments et finir la journée sans être complètement lessivée. »

La suite ? Peut-être un périple en Champagne. Une chose est sûre : Romane a trouvé son allié de route. Et elle n’est pas la seule. Selon l’Union Sport & Cycle, les ventes de vélos électriques ont dépassé 740 000 unités en France en 2023, preuve que l’expérience conquiert de plus en plus d’adeptes.

Entre performance, confort et liberté, le VAE a de quoi séduire même les plus sceptiques. Et pour Romane, en trois jours seulement, « tout a changé ».