Si Brigitte Bardot incarne l’insouciance et la liberté made in Saint-Tropez, rares sont ceux qui imaginent l’enfance fastueuse et bien ordonnée que la star a connue au cœur même de Paris. Retour sur l’appartement somptueux où la future icône du cinéma français a grandi… entre dorures, discipline bourgeoise et rêverie d’évasion.
Un appartement d’exception au cœur du Paris bourgeois
Avant de devenir la Brigitte Bardot que des générations entières connaissent, la petite Brigitte naît dans une famille de la haute société parisienne. C’est le biographe Jeffrey Robinson qui l’affirme : BB a vu le jour « au cœur du Paris bourgeois ». Avouez que ça pose tout de suite le décor, et pas n’importe lequel ! L’appartement familial, situé rue de la Pompe, comptait pas moins de neuf pièces – on imagine sans mal les pieds de la future star effleurant les tapis précieux et l’air empli de raffinement qui régnait dans chacune des pièces.
Chaque élément semblait choisi pour charmer l’œil et flatter l’époque : les meubles, nobles, racontaient l’histoire de la famille ; les tapis au style oriental faisaient voyager, sans quitter Paris. Et – cerise sur le gâteau – chaque pièce avait sa propre cheminée, promesse de soirées feutrées à la lueur des flammes. Les fenêtres ouvraient sur un balcon avec vue imprenable sur la place de la Muette : difficile de faire plus chic !
Un cadre élégant, mais formel
Ce n’est pas tout : le long couloir de l’appartement reliait le vestibule aux quartiers des domestiques et à la cuisine. Toute une organisation pensée pour le confort (et soyons honnêtes, un peu pour la distance sociale aussi…). Ce cadre raffiné et protocolaire contraste étonnamment avec la personnalité farouchement indépendante de celle qui deviendra une figure de l’émancipation féminine.
- Neuf pièces élégantes et meublées d’époque
- Des cheminées dans chaque pièce
- Des tapis au style oriental
- Un balcon donnant sur la place de la Muette
- Un très long couloir desservant les parties dédiées aux domestiques
Ce formalisme, s’il façonna son enfance, était bien loin de l’insouciance qu’incarne Brigitte Bardot à l’âge adulte.
Du Paris bourgeois à la liberté de Saint-Tropez
Adolescente, Brigitte Bardot grandit donc sous la coupe d’une vie bourgeoise bien cadrée. Mais la demoiselle avait déjà des fourmis dans les jambes ! Rapidement, elle éprouve le besoin de s’émanciper. Dès qu’elle raccroche sa carrière d’actrice en 1973, elle fuit les ors de la capitale pour s’installer à Saint-Tropez. Adieu les longues soirées feutrées, bonjour la vie au grand air !
Dans son refuge du Sud, elle s’entoure de chevaux, d’ânes, de canards… et surtout, elle goûte la tranquillité, loin des médias souvent trop présents à Paris. Un changement de décor, c’est sûr, mais qui colle tellement mieux à son goût viscéral pour la liberté.
Une icône engagée, bien loin de la cage dorée
Désormais âgée de 91 ans, Brigitte Bardot ne cesse de faire parler d’elle, non seulement pour sa carrière impressionnante (plus de 45 films et 70 chansons !), mais surtout pour ses engagements. Depuis des décennies, elle milite sans relâche pour la défense des animaux à travers sa fondation. Si certains retiennent la légende du cinéma, beaucoup la voient aujourd’hui comme la voix des sans-voix, tant son investissement pour la protection animale est reconnu.
Malgré un récent passage à l’hôpital à Toulon pour une grave maladie (on lui souhaite un prompt rétablissement !), son aura demeure. Sa fondation, quant à elle, poursuit sa mission : campagnes d’adoption, défense des animaux, l’action ne faiblit pas.
Pour nombre d’admirateurs, Brigitte Bardot reste un véritable symbole : égérie de la libération sexuelle, amie d’Alain Delon, figure de l’émancipation féminine… mais aussi, et surtout, une femme qui ne s’est jamais laissé enfermer, pas même entre les murs dorés de son enfance parisienne.
Conclusion : Si l’appartement de la rue de la Pompe incarnait le luxe feutré d’une certaine bourgeoisie, Brigitte Bardot n’a eu de cesse de voler de ses propres ailes. Comme quoi, l’élégance est parfois plus belle quand on sait l’abandonner pour galoper… au pas de ses propres chevaux !







