Quand on entend « abstinence chez les femmes », ce n’est pas forcément pour parler d’un choix de vie monastique ou d’une entrée dans un couvent. Aujourd’hui, n’avoir (momentanément) pas de rapports sexuels est loin d’être un tabou, même si son impact sur le corps et l’esprit reste entouré de mystères et de préjugés coriaces. Place à la lumière sur les vrais effets – bons, moins bons, et comment garder la flamme de l’équilibre personnel, même en solo !

Pourquoi de plus en plus de femmes choisissent l’abstinence ?

Dans notre société qui n’aime rien tant qu’exhiber une hypersexualité tous azimuts, le choix de l’abstinence prend du galon. On observe une évolution notable dans la façon dont les femmes vivent leur sexualité : pour certaines, l’abstinence est une réaction aux diktats ou un besoin de se recentrer sur soi. Le chiffre ne trompe pas : en 2021, 43 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans n’avaient pas eu de relation sexuelle, bien plus qu’auparavant. Les raisons ? Aussi variées que nous le sommes !

  • Envie de faire une pause après une rupture
  • Période de reconstruction personnelle
  • Phase professionnelle intense (le dossier urgent d’abord, les papillons plus tard)
  • Convictions profondes ou expériences passées
  • Simplement, la volonté d’investir son énergie ailleurs

A-t-on vraiment besoin du sexe pour être bien dans sa tête et son corps ?

C’est LA question qui turlupine. Alors oui, s’abstenir a des conséquences… mais c’est comme les épinards : ça dépend des goûts et des organismes !

  • Le manque de rapports peut peser sur le niveau de stress. Les études montrent que celles qui ont une vie sexuelle active gèrent généralement mieux leur stress. Mais ce n’est ni une condamnation, ni une fatalité.
  • Pendant l’abstinence, notre rapport à nous-même peut changer : on doute parfois de sa séduction ou de sa beauté, et on se demande si on saura encore renouer avec l’intimité.
  • Pour d’autres, l’abstinence devient une arme de (re)prise de contrôle et renforce leur autonomie.

Et si certains jours, l’envie de se laisser aller (au jogging tâché de chocolat) pointe, il est pourtant essentiel de continuer à prendre soin de soi. Selon une experte, nos craintes se tournent souvent vers l’image corporelle et la désirabilité. Bref, l’essentiel est de cultiver une bonne connexion à son corps, que l’on soit active ou en pause !

Alternatives et astuces pour rester épanouie sans rapport sexuel classique

Non, l’abstinence ne doit pas rimer avec frustration ou renoncement à la sensualité !

  • Respiration abdominale : idéale pour détendre le bassin et se reconnecter avec ses sensations (merci Martine Potentier, sexologue clinicienne, pour l’astuce)
  • Activités physiques comme la danse ou le sport, pour entretenir ce lien privilégié à soi
  • Massages, du pro à l’auto-massage, pour se faire du bien et relâcher la pression
  • Exploration de la sexualité sans pénétration : caresses, massages sensuels et sextoys ouvrent un monde de plaisirs à explorer, même en dehors des sentiers battus

A noter : choisir ces chemins alternatifs ne signifie pas tourner le dos à la sexualité classique, juste enrichir son répertoire et bâtir une relation plus intime avec son corps !

Reprendre une vie sexuelle après une longue abstinence : mode d’emploi

Vous redoutez la reprise ? Respirez – littéralement – et prenez (votre) temps. L’indulgence envers soi-même et la communication sont les maitres-mots. Pour préserver son assurance et éviter l’angoisse de la performance, il est conseillé de :

  • Se libérer des pressions et accepter d’avancer à son rythme
  • Apprivoiser à nouveau l’intimité avec douceur, via respiration et relaxation
  • Dialoguer ouvertement avec le ou la partenaire : partager attentes, peurs, limites et décider ensemble du bon tempo

L’intégration progressive d’exercices corporels simples et d’alternatives sensuelles permet d’apprivoiser sereinement le retour de la sexualité dans sa vie, quand vous en ressentez l’envie. Oui, il est tout à fait possible de retrouver une vie intime épanouie après une période de pause prolongée.

En résumé, l’abstinence féminine n’est ni une impasse, ni une solution magique : c’est un chemin intime et personnel, à parcourir comme il vous plaît – mais jamais à reculons et jamais sans un brin d’auto-bienveillance !