Colnago bouleverse la routine du peloton : l’iconique fabricant italien ose l’improbable avec un nouveau vélo de route à freins sur jante, débarquant en 2024, alors que l’industrie semblait avoir définitivement tiré un trait sur cette technologie. Geste nostalgique ou coup de génie ? Pédalons au cœur de cette annonce qui ne laisse personne indifférent…
Colnago casse le moule : un « joker dans une famille d’as »
Oui, vous avez bien entendu – ou plutôt bien lu. Dans une époque où tout roule pour les freins à disque, Colnago décide de pimenter la partie : la marque présente un tout nouveau vélo de route équipé de freins sur jante, bousculant l’ordre établi du marché. Ce choix, à rebrousse-poil, fait sourire la marque elle-même qui le qualifie fièrement de « joker dans une famille d’as », aux côtés des quatre autres membres de la prestigieuse gamme C68 : Road, AllRoad, Titanium et Gravel. Un clin d’œil assumé pour une arrivée qui fait parler, et pas que chez les nostalgiques…
Retour vers le futur : des freins sur jante dans une industrie 100 % disque
La dernière décennie a vu l’industrie du vélo tourner le dos aux freins sur jante. Les fabricants misent tout sur les freins à disque, salués pour leur puissance régulière et leur efficacité quelles que soient les conditions météo. Conséquence : cadres, roues et groupes compatibles se raréfient, compliquant sacrément la vie de ceux qui, à contre-courant, restent attachés au freinage sur jante.
Colnago le reconnaît sans détour : lancer aujourd’hui un vélo à freins sur jante est tout sauf conventionnel. Pourtant, l’entreprise assume et va même jusqu’à présenter son choix comme « un régal pour les amateurs de freins sur jante ». La raison ? Le C68, produit artisanal, fait main et modulaire, permet cette folie avec viabilité économique. Quand d’autres y voient un pari risqué, Colnago y lit une opportunité de satisfaire enfin la demande persistante des irréductibles traditionalistes.
Un hommage assumé à l’artisanat italien – et aux puristes
Colnago ne se contente pas de surfer sur la vague rétro. La marque s’engage, à travers ce vélo, à répondre aux besoins des cyclistes « dévoués et passionnés », pour reprendre ses propres mots. Preuve de ce souci du détail : comme tous les modèles de la gamme C68, ce nouveau vélo est entièrement construit en Italie et assemblé à la main dans les ateliers de Cambiago. Sans dénigrer les usines d’Extrême-Orient, Colnago rappelle le prestige inégalé et l’héritage de l’artisanat italien, une valeur qui n’a pas de prix pour les vrais amoureux du genre.
Concernant la technique, le modèle C68 Rim Brake ne démérite pas :
- Fourche repensée pour accueillir les étriers de frein à double pivot à montage direct ;
- Haubans renforcés pour garantir la rigidité nécessaire ;
- Pattes de cadre et de fourche en titane imprimé en 3D (oui, madame, monsieur), acceptant les axes à blocage rapide.
Ce cocktail, savamment dosé entre tradition et innovation, devrait chatouiller la fibre sensible de bien des passionnés.
Compatibilité et bémols : entre électronique et kit cadre
Un léger pavé dans la mare, toutefois : les ultratraditionalistes risquent de faire grise mine en apprenant que ce vélo n’accepte pas les groupes mécaniques. Seul le passage aux changements de vitesse électroniques est possible – modernité oblige.
Sur la liste des compatibilités, on retrouve malgré tout les trois ténors du groupe : Campagnolo Super Record EPS, Shimano Dura-Ace R9250 Di2, et SRAM Force AXS, tous adaptés à des freins sur jante.
Enfin, il faut savoir que la jante C68 sera commercialisée uniquement sous forme de kit cadre, comprenant :
- Le cadre
- La fourche
- La tige de selle
- Le jeu de direction
Mais attention : ni guidon, ni potence ne sont inclus. Il faudra compléter le montage soi-même, histoire de laisser un peu de liberté aux experts du montage sur-mesure… et aux éternels indécis !
Colnago prouve avec panache que le cyclisme, c’est aussi une histoire de passion, d’héritage et parfois même de joyeux entêtement. Si l’envie vous prend de partager votre point de vue sur cette aventure ou une autre, n’hésitez pas à rejoindre, vous aussi, la tribu des rédacteurs passionnés. Roulez jeunesse… et envoyez votre article !







