Au début de la saison 2025, le cycliste canadien Alexis Cartier a décidé de participer aux neuf grandes courses américaines sur gravier, y compris à chaque manche du Life Time Grand Prix, composé de six épreuves, qui débute en avril avec la Sea Otter Classic. Mais, alarmé par les effets néfastes de plus en plus apparents du changement climatique d’origine humaine, l’aventurier de 34 ans était déterminé à ne pas survoler le continent à plusieurs reprises. Il a donc rédigé lui-même un code de conduite, interdisant de voler et de conduire, et a plutôt roulé entre les courses.
L'odyssée dans laquelle il s'est ensuite lancé impliquait de passer sept mois sur la route, parcourant à vélo un total de 15 000 km (environ 9 000 miles). Et lorsqu’il arrivait sur la ligne de départ de chaque épreuve, il participait aux courses. Tous sur le même vélo (sauf une fois, où il a loué un VTT pour Leadville). Un court métrage récemment sorti, L'Esprit du Gravel, raconte l'histoire incroyable de Cartier. Et c’est une montre envoûtante (bien que quelque peu humiliante).
« J'adore les courses cyclistes, mais je suis aussi de plus en plus conscient de son impact environnemental », déclare Cartier au début de son mini-documentaire inspirant. « Nous sommes dans une crise écologique. Il est peut-être temps de revoir à quoi devrait ressembler l'excellence sportive. »
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« Les activités humaines dégradent lentement cette plante. Dans son modèle actuel, le cyclisme professionnel en fait partie. La course elle-même est assez inoffensive. Les déplacements motorisés autour d'elle ne le sont pas. Et pourtant, il existe une belle solution à cela. Roulez jusqu'à la ligne de départ et continuez à courir. »
Et c’est exactement ce que nous voyons faire Cartier. Traversant des terrains époustouflants alors qu'il pédale dans toutes sortes de conditions, à travers la division continentale d'un côté à l'autre de l'Amérique. Et il sourit toujours – du moins devant la caméra. Mais on a l'impression que la douce effervescence de Cartier est loin d'être artificielle. Il apparaît comme la vraie affaire. Profondément engagé, mais jamais moralisateur.
Et même si sa mission peut paraître extrême au pilote moyen, Cartier présente des arguments convaincants. « Les courses cyclistes se déroulent, évidemment à vélo, qui s'avère être le meilleur moyen de se déplacer… assez vite pour aller loin, mais assez lentement pour tout ressentir », explique-t-il. « L'avion et la voiture sont des dispositifs de téléportation qui vous font passer le meilleur. Se rendre sur la ligne de départ n'est pas un sacrifice. C'est un cadeau. »
« Se réunir pour voir qui peut aller le plus vite à vélo est un jeu amusant », dit-il. « Si vous ajoutez au jeu un défi d'interdiction de voler et de conduire, cela change la façon dont vous y jouez. Participer à la course devrait être votre nouvel étalon-or. Si vous pouvez gagner en plus… c'est génial. Mais c'est aussi secondaire. De toute façon, il n'y a aucun mérite à être meilleur que quelqu'un d'autre. Le vrai défi est d'être à la hauteur de vos propres normes. «
Et qui peut contester cela ?
Regardez le court métrage complet ici







