Un cadre ouvert soigné, une assistance adaptative bluffante, une partie-cycle rassurante et une autonomie qui tient ses promesses : le Starway Urban II coche presque toutes les cases du bon VAE de ville. Après une centaine de kilomètres en conditions réelles, voici notre verdict, sans langue de bois.

Fiche technique en bref

Sous ses airs sages, l’Urban II cache un moteur roue arrière de 250 W (couple annoncé de 60 Nm), une batterie amovible de 518 Wh, 4 niveaux d’assistance auto (et 5 en manuel), une courroie au lieu d’une chaîne, une fourche suspendue (40 mm) et une tige de selle amortie. Le tout est piloté par un écran couleur simple et lisible. Poids mesuré avec l’équipement complet : un peu moins de 27 kg.

Aperçu starway urban 2

Design et finitions : discret mais appliqué

Pour une marque française positionnée « valeur sûre », le niveau de finition surprend agréablement. Peinture mate homogène, rappel de couleur sur la fourche et le porte-bagages, pièces métal apparentes qui signent une vraie cohérence visuelle. Quelques soudures restent visibles si l’on chipote, et le blanc marquera plus vite les traces du quotidien, mais l’ensemble respire le sérieux. Mention spéciale aux petites trouvailles utiles, comme les valves avec indicateur de pression qui passent du vert au jaune quand il faut regonfler.

Design et finition stairway urban 2

Équipements taillés pour le vélotaf

Côté pratique, Starway ne mégote pas : porte-bagages arrière compatible MIK HD (charge jusqu’à 27 kg), garde-boue avec bavette, béquille, antivol de roue et seconde chaîne fournie, éclairage automatique avec feu stop. La position est droite, confortable, grâce à une potence réglable et un cintre très courbé. Trois diamètres de roues (24/26/28 pouces) permettent d’ajuster le vélo à la taille du cycliste.

Technologies embarquées : simple et efficace

L’écran couleur privilégie la lisibilité : vitesse, mode d’assistance, pourcentage de batterie et estimation d’autonomie évoluent en temps réel. Pas d’app dédiée ni de gadgets – et ce n’est pas plus mal : on reste concentré sur la route. L’Urban II adopte le système « Equi-Motion » qui stabilise naturellement la cadence de pédalage. Au feu, le démarrage peut sembler une seconde trop feutré ; une gâchette « boost » au pouce rattrape la situation pour lancer la machine en côte ou dans le trafic.

Écran stairway urban 2

Sur la route : douceur, silence et contrôle

Le couple du moteur arrière rend la ville plus plate qu’elle ne l’est. L’assistance est progressive, sans à-coups, et le vélo grimpe les faux-plats sans vous faire monter le cardio. En forte pente, un appui bref sur la gâchette offre les watts qu’il faut pour garder le rythme. Le comportement est sain, plutôt « posé » que joueur : on enroule, on ne slalome pas. Les petites irrégularités sont effacées par la suspension avant et la tige de selle, même si les pavés restent… des pavés.

Côté sécurité, bonne surprise : les freins hydrauliques à disques de 160 mm stoppent l’ensemble en très peu de mètres à 25 km/h, avec un mordant progressif et prévisible. L’éclairage fixe et le feu stop finissent de rassurer dans la circulation du soir.

Autonomie stairway urban

Autonomie et recharge : le duo gagnant

Starway annonce jusqu’à 90 km en mode éco. En usage urbain réel, mixant arrêts fréquents et mode auto « Sport », nous avons relevé environ 70 km par charge : très respectable pour un VAE à courroie et moteur généreux. Le suivi d’énergie est clair (pourcentage, jauge et kilomètres restants), ce qui évite la panne sèche. La charge rapide (chargeur 4 A fourni) remet 50 % d’énergie en 1 h 40 et un « plein » en environ 3 h 30. La batterie (3,07 kg) se retire facilement pour une recharge au bureau.

Recharge stairway urban

Prix, service et garanties : une offre très carrée

Affiché à 1 999 €, l’Urban II livre un package complet sans options cachées (antivols inclus). La marque s’appuie sur un réseau de revendeurs pour l’assemblage et le réglage. Garantie 3 ans, une révision offerte, et – atout rare – une assurance vol avec remplacement pendant 3 ans (via un partenaire assureur). Pas de connectivité ni de verrouillage électronique : ici, on mise sur la simplicité fiable.

Verdict : un quasi sans-faute pour la ville

L’Urban II n’est pas le plus sportif ni le plus léger de sa catégorie, mais il vise juste : confort, sécurité, autonomie et équipements vraiment utiles au quotidien. On lui pardonne un départ parfois timide et quelques détails ergonomiques mineurs. Pour le reste, difficile d’en demander plus à ce tarif : assistance fluide, freinage sûr, qualité-prix cohérente et vraie attention aux besoins du vélotaffeur.

En clair : si vous cherchez un VAE urbain plug-and-play, robuste, bien doté et prêt pour des semaines intensives, le Starway Urban II fait figure de valeur sûre – et l’un des plus convaincants que nous ayons roulés.