Les experts des pubs et les scientifiques du sport s'accordent à dire que le Tour de France est le test ultime de l'endurance humaine, mais comparé aux pionniers d'il y a un siècle, les coureurs d'aujourd'hui ont la vie facile. En 1926, La Grande Boucle était plus qu'un surnom ; Le Tour de cette année-là a emmené le peloton dans une épreuve de 5 745 km autour du périmètre de la France. Cent ans plus tard, cette édition reste le parcours le plus long et le plus brutal de l'histoire de la course – une bataille d'usure autant qu'une course cycliste.

La longueur moyenne des 17 étapes était de 338 km. Oui, la moyenne. La première, la 12e étape, de Perpignan à Toulon, faisait 427 km. Mais c'est l'étape 10 de Bayonne à Luchon, en passant par les Pyrénées, qui est entrée dans le folklore cycliste. Disputée dans des conditions météorologiques apocalyptiques, littéralement dangereuses pour la vie, cette étape décisive a été remportée par le Belge Lucien Buysse – en 17 heures et 12 minutes. Il a ensuite remporté la victoire au classement général et, franchement, il l'avait méritée.